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Thursday, February 13, 2025

Luis Buñuel





Maître du cinéma surréaliste et provocateur, a construit une œuvre fascinante où le rêve, la subversion et la critique sociale se mêlent avec une audace inégalée. Dès Un chien andalou (1929), réalisé avec Salvador Dalí, il impose un langage cinématographique fait d’images-chocs, de ruptures narratives et d’une logique onirique. Son cinéma ne se limite cependant pas à l’expérimentation surréaliste : il s’attache aussi à dénoncer l’hypocrisie bourgeoise, le fanatisme religieux et les contradictions humaines, comme en témoignent L’Ange exterminateur, Viridiana ou Le Charme discret de la bourgeoisie. Il cultive un humour noir décapant et une ironie mordante, refusant toute concession au réalisme conventionnel. Ses films espagnols et mexicains, bien que marqués par un cadre social et politique différent, conservent cette force subversive. Los Olvidados (1950), plongée crue dans la misère urbaine, tranche avec le misérabilisme attendu pour offrir une vision implacable du déterminisme social. Nazarín et Simon du désert interrogent la foi avec une ambiguïté troublante, tandis que Él explore la jalousie et la paranoïa masculine dans une mise en scène implacable. Son cinéma, à la fois ancré dans le réel et libéré des conventions narratives, défie les attentes et impose une esthétique unique où le banal côtoie l’absurde.

Néstor Almendros





Néstor Almendros, directeur de la photographie d'exception, est né en 1930 à Barcelone, en Espagne. Son enfance est marquée par la guerre civile espagnole, qui pousse son père, un intellectuel républicain, à s'exiler à Cuba. C’est là que le jeune Néstor grandit et découvre sa passion pour le cinéma. Il étudie d'abord la littérature à l’université de La Havane, mais son intérêt pour l’image le conduit à voyager en Italie pour se former au Centro Sperimentale di Cinematografia, où il découvre les maîtres du néoréalisme, qui influenceront profondément son esthétique. À son retour à Cuba, il participe aux débuts du cinéma révolutionnaire, mais la censure castriste le pousse à quitter l’île pour la France à la fin des années 1960 En France, Almendros s'intègre rapidement à la Nouvelle Vague et devient un collaborateur clé d’Éric Rohmer et François Truffaut. Il développe une approche de la lumière naturelle, épurée et poétique, qui se démarque du classicisme hollywoodien. Son travail sur L'Enfant sauvage (1970) ou Les Quatre Cents Coups (dont il perfectionne l'esthétique dans ses collaborations ultérieures avec Truffaut) lui vaut une reconnaissance internationale. Il transpose cette même sensibilité aux États-Unis lorsqu’il rejoint Hollywood. Son talent éclate notamment sur Days of Heaven (1978) de Terrence Malick, où il sublime la lumière dorée du crépuscule. Ce film lui vaut l’Oscar de la meilleure photographie, consacrant son approche quasi impressionniste de l’éclairage Dans les années 1980, Almendros alterne entre productions américaines et françaises, collaborant avec Robert Benton (Kramer vs. Kramer), Barbet Schroeder ou encore Truffaut jusqu’à la mort de ce dernier. Atteint d’une maladie neurodégénérative, il poursuit néanmoins son travail jusqu’à son décès en 1992. Son héritage demeure celui d’un artiste ayant révolutionné l’usage de la lumière, capturant avec une simplicité trompeuse la profondeur de l’instant cinématographique.

Wednesday, February 12, 2025

Parlons Cinéma





Le cinéma d’Éric Rohmer se distingue par son approche épurée et sa fidélité aux principes du classicisme. À rebours des effets spectaculaires et des récits conventionnels, il construit un univers où la parole est reine, où les dilemmes sentimentaux et moraux s’expriment dans une mise en scène minimaliste mais rigoureuse. Ses films, souvent structurés autour de conversations longues et naturelles, captent avec précision les hésitations, les non-dits et les subtilités du langage amoureux. Il s'attache aux moments suspendus, où les choix se dessinent sans qu’une résolution immédiate ne s’impose, préférant le doute à l’affirmation. Cette recherche de vérité dans le dialogue et la gestuelle donne à son œuvre une profondeur psychologique rare. Ses Contes moraux, série emblématique de son style, reposent sur une structure narrative récurrente : un homme poursuit une femme idéale, rencontre une autre, puis revient vers son premier choix. À travers cette répétition thématique, Rohmer explore le jeu des apparences et la tension entre désir et raison. Dans Ma nuit chez Maud ou Le Genou de Claire, il met en scène des personnages tiraillés entre leurs principes et leurs impulsions, dans des cadres où la nature et l’architecture jouent un rôle essentiel. La lumière naturelle, les cadrages discrets et le refus du montage ostentatoire traduisent une recherche d’authenticité, où chaque détail visuel renforce la justesse des échanges. Loin d’un cinéma figé dans l’intellectualisme, Rohmer sait capter les transformations sociales et culturelles de son époque. Sa série des Comédies et Proverbes et Les Contes des quatre saisons témoignent de son intérêt pour la jeunesse, l’évolution des mœurs et les paradoxes du sentiment. Avec La Marquise d’O... et Perceval le Gallois, il explore le film historique en lui appliquant la même rigueur, privilégiant la fidélité aux textes originaux plutôt qu’une reconstitution spectaculaire. Son œuvre, à la fois littéraire et visuelle, parvient ainsi à concilier réflexion et spontanéité, offrant un regard unique sur l’intimité des êtres et la complexité de leurs émotions.

De erfenis van oorlogstrauma




De gevolgen van de Holocaust en de Tweede Wereldoorlog strekken zich uit tot lang na de bevrijding, waarbij de trauma’s van overlevenden diepe sporen nalaten in volgende generaties. Intergenerationeel trauma beïnvloedt niet alleen de directe overlevenden, maar ook hun kinderen en kleinkinderen, die opgroeien in de schaduw van een verleden dat zij zelf niet hebben meegemaakt. Saskia Goldschmidt onderzoekt in haar boek Na de oorlog hoe deze nalatenschap doorwerkt in het heden. In een gesprek met andere nazaten in De Balie wordt duidelijk hoe uitsluiting, angst en verlies zich vertalen naar hedendaagse identiteitsvorming en familieverhoudingen. De impact van deze geschiedenis komt tot uiting in persoonlijke verhalen en wetenschappelijk onderzoek. Job Cohen, voormalig burgemeester en voorzitter van het 4 & 5 mei-comité, heeft zich jarenlang ingezet voor de erkenning van oorlogsleed en de morele verantwoordelijkheden van instituties zoals de NS. Natascha van Weezel documenteerde haar eigen ervaringen als kleinkind van Holocaust-overlevenden in boeken en films. Bart Wallet plaatst deze ervaringen in een historisch kader, terwijl Deborah Lens met haar stichting Na de Oorlog een platform biedt voor de naoorlogse generatie om hun stem te laten horen. Door deze verhalen te blijven delen, ontstaat niet alleen erkenning voor de blijvende impact van oorlogstrauma, maar ook bewustwording over hedendaagse vormen van discriminatie en uitsluiting. In een tijd waarin antisemitisme, moslimhaat en zondebokpolitiek opnieuw opkomen, biedt het verleden waardevolle lessen voor het heden.

Wednesday, January 1, 2025

O Seminario de Estudos Galegos




A normativización do galego atravesou un proceso complexo dende a súa oficialización, con tensións entre posturas autonomistas e reintegracionistas. Durante os anos 70, xorde o debate sobre a codificación da lingua, con posturas antagónicas: unha defendía unha norma próxima ao español, promovida por sectores institucionais e vinculada ao grupo Galaxia, e outra avogaba por unha aproximación ao portugués, sostida por reintegracionistas como Ricardo Carvalho Calero. A creación do Instituto da Lingua Galega (ILG) e a súa orientación cara a unha descrición dialectolóxica evidenciaron a pugna entre unha visión literaria e cultista do galego e outra máis achegada á fala popular, xerando discrepancias que marcarían as décadas seguintes. A aprobación do Estatuto de Autonomía de Galicia en 1981 consolidou o galego como lingua cooficial, mais os debates normativos intensificáronse. En 1982, unha comisión liderada por Carvalho Calero propuxo unha normativa con elementos de converxencia co portugués, mais a súa implementación foi vetada por presións políticas e pola oposición de sectores que defendían un modelo máis españolizado. O Decreto Filgueira (1983) impuxo finalmente un estándar baseado no español, afastando o galego da súa tradición histórica e limitando as posibilidades de integración no espazo lusófono. Este marco normativo foi visto como unha oportunidade perdida para fortalecer a identidade lingüística do galego nun contexto globalizado. A exclusión do reintegracionismo do debate oficial non eliminou as reivindicacións, e a resistencia continuou en ámbitos académicos e sociais. A aplicación do decreto trouxo represión normativa, con sancións a docentes que utilizaban variantes reintegracionistas e co control estrito da norma oficial en exames e oposicións. O debate lingüístico, lonxe de apaciguarse, acentuouse coa percepción de que a norma oficial non favorecía a vitalidade do galego, especialmente en contextos urbanos, onde a súa presenza minguaba. Paralelamente, sectores do ensino e da cultura insistiron na necesidade de repensar o modelo, reivindicando unha maior flexibilidade normativa. Malia os atrancos, o galego mantívose como símbolo de identidade, e as novas xeracións seguen explorando o seu potencial nun mundo dixital e interconectado. O desafío futuro pasa por garantir a súa transmisión interxeracional, aumentar o seu prestixio social e reforzar a súa presenza nos ámbitos tecnolóxico, educativo e cultural. A integración no espazo lusófono segue a ser unha alternativa estratéxica que permitiría ampliar os horizontes da lingua, asegurando o seu futuro e consolidándoa como ferramenta de comunicación global.